Installer des nichoirs

Fournir le vivre et couvert. Comme les mangeoires, les nichoirs aident à la reproduction des oiseaux. Les habitations modernes ont présidé à la disparition des vieux bâtiments, des cavités dans les vieux murs, des arbres creux. Les nichoirs sont susceptibles d’offrir un habitat de substitution efficace.  Nul ne peut se lasser du spectacle des oiseaux apportant herbes sèches et mousses pour recevoir les pontes et les couveuses et des parents se relayant pour apporter la nourriture aux oisillons. Mais outre l’aspect contemplatif, les oiseaux que vous avez fixés dans votre jardin sont des auxiliaires forts utiles. A raison d’une proie apportée toute les 20 ou 30 secondes pour une seule nichée, un couple de mésange débarrasse le verger des carpocapses, petits papillons venant pondre dans les fleurs des poiriers et des pommiers et dont la chenille est responsable des fruits véreux.

Selon le temps qu’il fait, les chants précédant l’accouplement de certains oiseaux, comme la mésange charbonnière commencent en février. Il est donc temps d’installer des nichoirs soigneusement nettoyés à 2,50 m de hauteur minimum en orientant l’ouverture d’envol plutôt à l’est et en veillant à ce qu’elle ne soit pas accessibles aux chats. Il faut éviter d’installer les nichoirs « fantaisie » du commerce qui n’attireront aucun oiseau, mais s’orienter plutôt à fabriquer des nichoirs pour lesquels on trouve les plans sur internet ou venir les demander en mairie.

Une fois le nichoir installé, il faut absolument s’abstenir de l’approcher, le toucher, vouloir voir les oisillons… ce qui risque d’effrayer les parents et conduire les petits à la mort faute de nourriture.

C’est seulement au milieu de l’été qu’on peut être assuré de l’envol de toute la nichée et pouvoir ainsi démonter le nichoir et le nettoyer. En effet, les oiseaux après l’échec d’une couvée quand survient du mauvais temps en mai, peuvent faire une ponte de remplacement avec un élevage et une émancipation des jeunes plus tardifs.

J. Chaïb